post-partum 4e trimestre
Blog

5 conseils pour accompagner une jeune maman en post-partum

Vous avez dans votre entourage une amie, une sœur, une amoureuse qui vient d’accoucher ou qui s’apprête à devenir maman ? Voici 5 conseils pour l’aider à traverser la période du post-partum en douceur.

Le post-partum ? Qu’est-ce que c’est ?

Le post-partum, aussi appelé « suites de couches » est la période qui survient après l’accouchement. Ce sont plusieurs semaines ou mois pendant lesquels la femme est plus vulnérable, plus fragile. On appelle également cette période le 4e trimestre. Les bouleversements sont multiples. Physiquement, on se sent fatiguée, à bout. Normal, après avoir passé de nombreuses heures en travail pour faire naître un petit être humain… Qui ne dort pas toujours autant qu’on le souhaiterait après la naissance d’ailleurs. Il faut aussi du temps pour accepter ce nouveau corps. Alors que la femme vient de passer 9 mois à couver son tout petit, le syndrome du ventre vide peut s’avérer violent, tant physiquement que psychologiquement. On a alors du mal à se reconnaître, à s’approprier ce nouveau corps plus flasque, plus distendu, mais aussi à récupérer. Accoucher, ne l’oublions pas, c’est comme passer sous un 35 tonnes… Plusieurs fois.

Pour en savoir plus sur les « joyeusetés » que j’ai rencontrées après mon accouchement, je vous invite à lire mon article sur les suites de couches, ainsi que sa petite sœur plébiscitée par la foule en délire suite à la parution du premier.

Quant à l’aspect psychologique, là encore, c’est un véritable tsunami. Devenir mère est un véritable process auquel nous ne sommes absolument pas préparées. En tout cas, on ne nous aide pas à le préparer en général dans la société française. Il ne s’agit pas de faire naître un bébé puis observer la pluie de paillettes tomber. Devenir mère, c’est un cheminement qui dure longtemps, qui commence dès le début de la grossesse et surtout qui se prépare. Dans nos cultures, on a tendance à mettre l’accent sur la préparation matérielle de l’arrivée d’un enfant. Il faut absolument préparer une chambre, acheter la poussette, le lit, les jouets, le transat, etc. Alors que l’essentiel n’est pas là. Le plus important, c’est de prendre conscience que notre vie va changer et ce en tant que personne, couple, professionnelle, bref, dans toutes les sphères. Et c’est OK. Prendre conscience de ces changements et s’y préparer sont les clés pour un accueil du bébé réussi, mais aussi pour un post-partum serein. Malheureusement, toutes les futures mamans n’ont pas accès à ces clés. Je dirai même qu’elles sont bien trop peu nombreuses…

Attention, il ne faut pas confondre la période de post-partum avec la dépression post-partum. La dépression post-partum est une pathologie qui survient pendant la période du post-partum. Elle est liée à cette étape, mais ne touche pas systématiquement les femmes qui vivent un post-partum. Pour en savoir plus à ce sujet, je vous invite à écouter l’épisode 7 du podcast Prenons un café, dans lequel Louise parle de sa dépression post-partum.

Mais alors, sommes-nous toutes obligées de traverser la période de post-partum dans une grande détresse tant physique que psychique si on ne s’y est pas préparé ? N’y a-t-il pas des moyens pour adoucir cette étape si déterminante dans les débuts de la maternité. Je vous le donne en mille : OUI IL Y A DES SOLUTIONS. L’ACCOMPAGNEMENT.

Mes 5 conseils pour accompagner une jeune maman dans la période post-partum

  1. Lui demander comment elle va…

Et écouter vraiment la réponse. Sans jugement. Sans lui dire « moi, à ta place… » ni « tu devrais faire ça ». Une femme en post-partum n’a pas besoin de savoir que vous faisiez mieux ou que vous pensez pouvoir faire mieux qu’elle. Avoir quelqu’un autour de soi qui peut accueillir les larmes, la détresse, mais aussi les rires des situations cocasses est précieux.

  1. Lui amener des petits plats

Cuisiner deux parts de plus lorsqu’on prépare le repas pour sa propre famille, ce n’est pas sorcier. Et surtout, ce sera salvateur pour la jeune maman qui sera allégée d’une charge mentale et pourra reprendre des forces avec un bon plat maison… Tout en se sentant entourée et aimée.

  1. Être ce village dont elle a besoin…

Et proposer son aide pour le ménage, les courses, l’intendance de la maison, la gestion des autres enfants s’il y en a. N’attendez pas que la jeune maman vous sollicite, car elle ne le fera certainement pas. La faute à une pression que l’on se met, à une culpabilité qui vient nous frapper alors qu’objectivement, on fait de notre mieux… Et c’est déjà formidable.

  1. Prendre le relais avec le bébé…

Le temps d’une douche, d’un encas, d’une balade. Lui donner l’occasion de souffler un peu et de se retrouver en tant que personne. Ne pas la forcer si elle n’en ressent pas le besoin, mais lui faire savoir que si l’envie est là, la porte est ouverte.

  1. Lui partager cet article…

Pour qu’elle ait accès à l’information. Pour qu’elle sache qu’elle n’est pas seule et que ce qu’elle traverse est normal. L’idéal est même d’en parler avant la naissance, pour qu’elle puisse avoir la chance de s’y préparer à son rythme. Ou si vous êtes une future/jeune maman et que vous avez besoin d’aide sans trouver les mots, partagez aussi cet article. À votre partenaire, votre maman, votre meilleure amie, votre voisine, sur vos réseaux sociaux. Si vous ne dites rien, et surtout si vous faites comme si vous gériez parfaitement la situation, votre entourage ne peut pas savoir que vous avez besoin de soutien.

Je vous conseille également ces lectures :

Parlons-en et…

Prenons un café !

Articles similaires

4 commentaires

Répondre à Elise Annuler la réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.