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Les suites de couche : épisode 2

Bienvenue dans le deuxième opus de votre nouvelle série préférée pleine de volupté : “Les suites de couches”. Dans cet épisode, Pamela met cartes sur table avec Brandon. Parviendra-t-elle à entrer dans la suture à vif du sujet ?  Arrivera-t-elle à dilatation complète de la conversation ? La réponse, après la pub !

Je ris, j’éternue, j’ai des fuites urinaaairrres 😀

Il y a quelques semaines, une de mes amies a eu un bébé. Et alors qu’elle me remerciait d’avoir parlé des lochies ici parce qu’elle n’en avait jamais entendu parler avant, elle m’a fait remarquer que plusieurs autres aspects n’avaient pas été abordés, et que ça mériterait sans doute un nouvel article. Et entre deux crises de larmes, elle avait raison.

Je sais ce que tu penses, jeune nullipare (mâle ou femelle) qui passe par ici. Tu te demandes : “Comment ça, deux crises de larmes ? Elle n’est pas heureuse d’avoir eu un bébé ? Elle n’était pas contente de te voir ?” Hé bah figure-toi que oui, elle est ravie d’avoir eu un bébé. Elle en est même folle dingue. Quant à moi, je suis assez sympa comme nana, et je suis venue avec des pâtisseries alors il est évident qu’elle était ravie de me voir. “Mais alors pourquoi elle pleure ?” La faute aux s*l*p*ries d’hormones, pardi !

Je vais te resituer le contexte, petit-e nulli’ de mon cœur, ça pourra peut-être t’aider à comprendre. Imagine, tu as tout ce dont tu as toujours rêvé : de l’amour/de l’amitié/une famille Bisounours/un job de rêve/un saladier de frites (rayez la mention inutile). Et imagine, pendant que tu es occupé-e à être heureux-se, tu entends soudain : “Coucou, c’est moi le champignon ! Vous me reconnaissez ? Je m’incruste sous vos ongles…” Tu n’as absolument pas demandé à ce qu’il viennent obscurcir ton tableau parfait, mais pourtant il est là. Et chaque fois que tu regardes ton gros orteil, tu n’as qu’une envie : pleurer. Tu aimerais te débarrasser de cet intrus, mais ce n’est pas toi qui le décides. Tu peux à la limite accélérer le processus avec des produits divers et variés, mais l’ambiance est cosy, Mr Champi et ses amis sont bien ici.

Bah avec les hormones, c’est pareil. On n’a pas demandé à ce qu’elles soient là, mais elles persistent et viennent de temps à autre gâcher le bonheur. Et est-ce qu’on s’attendait à ça ? Non. Ha ça, on avait bien entendu parler du baby-blues, cette jolie expression qui donnerait presque envie de l’avoir, d’après Florence Foresti (so long, my friend). Mais ça ne devait durer que 2-3 jours, pendant le séjour à la maternité. La chialade hormonale générale pendant les semaines qui suivent, en revanche, elle n’est apparue dans aucun tableau. Enfin, “hormonale”… Si seulement ce n’était que ça…

Near. Far. Wherever you Are.

Quand on vient d’accoucher, ne nous mentons pas, on se sent un peu comme le Titanic. Oui, ce magnifique paquebot qui partait pour sa première traversée de l’Atlantique. Ha, on en était fier de cette carrosserie flambant neuve. Et puis un jour, Plouf !, il a heurté un iceberg et adieu les boiseries brillantes qu’on admirait pendant des heures et autres décorations en or massif. À la place : une épave au fond d’un océan. Voilà. Quand on vient d’accoucher, on se sent un peu comme le Titanic. Version post-coulum.

L’enfant, cet iceberg, a tout dévasté sur son passage. Adieu peau tonique, abdos fermes et poils soyeux. Bonjour vergetures, seins qui pendent et chute de cheveux. Oui, oui, chute de cheveux. Parce que tout a un prix, la magnifique chevelure qu’on arbore pendant la grossesse finit par prendre son envol. Pas par petits brins par-ci par-là. Nous parlons ici d’une hécatombe : de poignées de cheveux qui tombent sous la douche, bouchant quasiment à chaque fois le siphon, de plats à chaque fois agrémentés d’ajouts capillaires, et de parties de cache-cache perdues d’avance pour cause de chevelure parsemée. Pour la petite anecdote, Pataton en trouvait même dans son caleçon. Et pas pour la raison qu’il aurait aimé… Nope…

Cette période de chute de cheveux commence environ trois mois après l’accouchement, et arrive a quasiment toutes les femmes. La durée, en revanche, est assez aléatoire. Pour moi, ça a duré 4-5 mois. Et c’était long. Très long. Aujourd’hui, je ne perds plus mes cheveux. Ils ont même commencé à repousser. Du coup, je me retrouve avec un dégradé involontaire dans ma coupe qui, il faut bien le dire, est aléatoire depuis quelque temps.

En soit, tout ça n’est pas très grave. Mais avouons-le : l’accumulation de toutes ces petites choses peuvent entraîner une chute de morale allant de “Je suis un peu contrariée” à “Maiiis pourqqquuuuooooiiiii ? Sniiiif, sniiifff. Qu’ai-je fait pour mériter çaaaaaaaaaaaaa?” sur l’échelle de la chafouinerie de Richter. Et oui, bien sûr, ça finit par passer. On finit par retrouver une coupe de cheveux décente (même si on n’a plus le temps de se coiffer), et au bout d’un moment, on arrive même à se réapproprier son corps et l’apprivoiser. Mais ça prend du temps. Et pendant qu’il passe…

Prenons un café !

Crédit photo : ©Lexk Photo

 

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Un commentaire

  • Marine

    Haaa la chute de cheveux !! Pour moi ça c’est calmé grâce à la nouvelle grossesse donc il a fallu plus de 18 mois et pour cette 2ème grossesse, on est loin de la belle chevelure… ?

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